Aller au contenu
Electrify Europe

Méthodologie & sources

Comment lire les chiffres de ce dashboard : définitions, sources de données et limites connues.

Définitions

Consommation d'énergie finale
Énergie livrée au consommateur pour ses usages (chauffage, mobilité, procédés industriels...), après transformation et transport, par opposition à l'énergie primaire (extraite avant transformation). C'est la grandeur utilisée pour tous les chiffres de ce site.
Taux d'électrification
Part de l'électricité dans la consommation d'énergie finale d'un secteur ou sous-secteur, en pourcentage : consommation d'électricité divisée par la consommation totale, tous vecteurs énergétiques confondus.
Secteur / sous-secteur
Le site distingue 5 secteurs (résidentiel, tertiaire, industrie, transports, agriculture). Le taux d'électrification et la consommation par secteur sont la valeur Eurostat directe (source harmonisée UE, voir ci-dessous). Le détail par sous-secteur provient de sources SDES distinctes, à un millésime et une nomenclature différents : usages d'énergie (chauffage, eau chaude…) pour le résidentiel/tertiaire (CEREN), modes de transport (bilan) et branche agricole (PEFA). Il peut donc ne pas sommer exactement au total du secteur. L'industrie est volontairement laissée sans sous-secteurs : la seule ventilation disponible (PEFA, branches NACE) a un périmètre trop éloigné du total Eurostat pour être affichée sans induire en erreur.
Session de recharge
Une connexion d'un véhicule à un point de charge, du branchement au débranchement : elle porte un horodatage de début, une durée, une énergie délivrée et un statut de réussite. C'est l'unité de base des pages Recharge.
Typologie de lieu
Catégorie du lieu où se trouve la borne. Les pages Recharge en distinguent cinq : entreprise (usage privé), entreprise (ouverte au public), collectivité, résidentiel collectif et poids lourds. Chaque session est rattachée à l'une d'elles.

Facteur de conversion

1 Mtep (million de tonnes équivalent pétrole) = 11,63 TWh. Le sélecteur d'unité en haut de page applique cette conversion à tous les chiffres et graphiques du site.

Sources

Deux natures de données

Le dashboard combine deux façons de faire entrer une donnée, sans jamais en fabriquer :

Flux open data automatisés
La majorité des modules : la donnée est récupérée directement depuis une API publique (Eurostat, Enedis, GRDF, IRVE, DiDo/SDES, ADEME, Agence ORE, Ecolab) et réagrégée automatiquement à chaque mise à jour.
Extraction assistée de PDF publics
Quand aucune API n'existe (immatriculations mensuelles par énergie, structure des poids lourds, baromètres Avere/Gireve, commandes CCFA/CSIAM), les chiffres sont extraits de publications PDF officielles, dont l'original est conservé pour vérification.

Comment les chiffres sont calculés et sélectionnés

Quelques partis pris de calcul, volontairement simples et vérifiables :

Part électrique
Toujours un rapport (véhicules électriques ÷ total), recalculé à partir des effectifs bruts plutôt que repris d'un pourcentage déjà arrondi, pour rester indépendant de l'unité de la source.
Agrégation à la source
Les très gros jeux (bornes IRVE, DPE de 12 millions de lignes, consommations communales) ne sont jamais rapatriés ligne à ligne : ils sont agrégés côté serveur, seuls de petits totaux déjà réduits sont publiés.
Sélection & périmètres
Chaque chiffre garde le périmètre de sa source : seuil poids lourds à 5,1 tonnes, croisement tonnage × énergie limité aux catégories marchandises (N2/N3), lignes France et UE27 pour la comparaison européenne. Une valeur non publiée reste vide, jamais estimée.
Valeurs dérivées, signalées
Quand une source ne publie qu'un cumul, le détail mensuel manquant est reconstitué par simple différence exacte (jamais inventé) et marqué comme dérivé.

Objectifs officiels (PPE3)

Les trajectoires « objectif » superposées sur l'accueil et sur la page Industrie proviennent du Décret n° 2026-76 du 12 février 2026 relatif à la 3ᵉ programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE3) (publié au Journal officiel le 13 février 2026). Le décret fixe la part de l'électricité dans la consommation d'énergie finale à 34 % en 2030 et 38 % en 2035 (contre 27 % en 2023), et, pour la première fois, une trajectoire chiffrée pour l'industrie : 30 % aujourd'hui à 47 % en 2035.

Ce point de départ « 30 % » pour l'industrie, cité par le décret, ne correspond pas exactement au taux d'électrification Eurostat affiché par ce site pour 2024 (35,7 %) : il s'agit probablement d'un écart de méthode ou de périmètre entre la comptabilité énergétique de la PPE et le découpage Eurostat (nrg_bal_c) utilisé ici. Les deux valeurs sont affichées sans être fusionnées.

Recharge des véhicules électriques

Les pages Recharge s'appuient sur l' Observatoire national de la donnée de recharge (Advenir × ADEME) (32,9 millions de sessions, 2016-07 → 2026-06). Bornes financées par les programmes Advenir et ADEME (~150 k points de charge), pas l'intégralité du parc de recharge français : les niveaux et les parts entre typologies ne sont pas directement représentatifs de l'ensemble du parc.

Courbe de charge sur 24 heures
Pour chaque session, l'énergie délivrée est répartie au prorata du temps passé dans chaque heure de la journée qu'elle traverse (une session à cheval sur deux heures alimente les deux, proportionnellement). La puissance moyenne affichée pour une heure est l'énergie qui lui est attribuée divisée par le temps de recharge actif cumulé sur cette heure, calculée uniquement sur les sessions ayant réellement délivré de l'énergie. Il s'agit donc d'une puissance moyenne « à la prise », lissée sur toute la durée de présence du véhicule, non d'une puissance de pointe. Même les poids lourds affichent donc des valeurs modestes, beaucoup se rechargeant lentement en dépôt.
Fiabilité et sessions en échec
Le taux de réussite est la part des sessions abouties sur le total, par typologie et par mois. Les sessions en échec ne sont jamais écartées : elles constituent une dimension à part entière (la fiabilité) et comptent dans la répartition d'énergie ; elles sont seulement exclues du dénominateur de la puissance moyenne, faute d'énergie délivrée.
Rattachement au mois
Le mois d'une session est déduit de sa date réelle de début, jamais du nom du fichier source : un fichier daté « 2022-08 » peut contenir des sessions démarrées de juin à août.

Limites connues

  • Le taux d'électrification, la consommation totale et la série historique par secteur proviennent directement d'Eurostat (nrg_bal_c), régénérés automatiquement à chaque mise à jour des données : l'année de référence affichée (2024) est la dernière disponible pour la France au moment de la génération, pas une année figée à la main.
  • Le diagramme de flux (Sankey) est désormais reconstruit depuis Eurostat (nrg_bal_c), comme la couche secteur : mêmes source et millésime que le taux d'électrification par secteur. Seul le détail par sous-secteur d'usage reste sourcé SDES/CEREN et mis à jour manuellement : Eurostat s'arrête au secteur, il ne descend pas à l'usage. Cette couche n'a donc pas le même millésime ni la même méthode. La somme des sous-secteurs d'un secteur, ou le taux recalculé à partir d'eux, peut différer sensiblement du chiffre secteur Eurostat affiché : deux sources indépendantes sont présentées côte à côte. Chaque sous-secteur affiche son millésime réel dans son badge « Données {année} · SDES/CEREN » : résidentiel 2024, tertiaire 2020, transports 2024, agriculture 2023 (classeurs sources différents).
  • Les pages Recharge ne couvrent que les bornes financées par les programmes Advenir et ADEME (~150 000 points de charge), pas l'intégralité du parc français : les niveaux et les parts entre typologies ne sont pas directement représentatifs de l'ensemble de la recharge en France.
  • La série « France (moyenne pondérée) » comparée aux objectifs PPE3 n'existe pas telle quelle dans les sources : elle est calculée en pondérant le taux de chaque secteur par sa consommation de l'année de référence (2024), poids appliqués à l'identique sur toute la série alors que le poids réel de chaque secteur évolue légèrement d'année en année.
  • Les pages Consommation d'électricité (Enedis) et de gaz (GRDF) couvrent le réseau de distribution (~95 % de la consommation), hors gros sites industriels raccordés directement au réseau de transport (RTE HTB / GRTgaz) : la part « industrie » y est donc sous-estimée par rapport aux bilans nationaux complets. Côté Enedis, la série démarre en 2018 : un changement de segmentation rend les années antérieures non comparables, elles sont donc écartées.
  • Le parc de bornes (IRVE) ne recense que les bornes ouvertes au public déclarées au schéma IRVE : ni le parc privé (domicile, entreprise fermée), ni les bornes non déclarées.
  • La page contenu carbone de l'électricité (éCO2mix) affiche une estimation RTE (facteurs d'émission par filière), pas une analyse de cycle de vie complète.
  • La page DPE des logements ne couvre que les logements ayant fait l'objet d'un diagnostic (vente, location, construction neuve), pas un recensement exhaustif du parc, avec un biais probable vers les logements en transaction. Les graphiques de cette page regroupent par lisibilité les ~15 libellés d'énergie de chauffage de l'ADEME en 6 familles (électricité, gaz naturel, fioul/GPL/propane, bois, réseaux de chaleur et de froid, autres). Les parts s'additionnent au sein d'une famille, et le regroupement est visible dans les tableaux « Voir les données ».
  • Les immatriculations sont publiées par le SDES avec un millésime annuel (pas de granularité mensuelle), et les data centers ne couvrent que les centres de plus de 1 GWh/an.
  • Le parc de véhicules électriques est présenté sous deux angles complémentaires : le stock au 1ᵉʳ janvier (source annuelle SDES, tous segments : VP, VUL, poids lourds, bus & autocars) et une vue trimestrielle des voitures rechargeables (Agence ORE, voitures particulières uniquement). Les deux définitions sont proches mais non identiques. La ventilation par département du parc reste sur les voitures particulières.
  • Le découpage particuliers / professionnels du parc reprend le statut du DÉTENTEUR de la carte grise (colonne STATUT_UTILISATEUR du SDES), pas l'usage réel du véhicule : un utilitaire détenu par un loueur et conduit par un particulier compte comme professionnel, et inversement pour un artisan en nom propre.
  • Les commandes de VP et VUL (baromètre CCFA/CSIAM) sont un indicateur avancé : un carnet de commandes, distinct des mises à la route effectivement immatriculées.
  • La comparaison France vs Europe reprend des agrégats ACEA (lignes France et UE27) ; la ventilation par énergie n'est publiée que depuis 2023.
  • Le croisement tonnage × énergie des poids lourds neufs provient des micro-données CO₂ de l'Agence européenne pour l'environnement (catégories marchandises N2/N3) : dernière année complète 2022, cette source ayant environ deux ans de décalage.
  • Les prix de la recharge affichés proviennent de la tarification déclarée dans le fichier IRVE (renseignée par une partie des bornes) ; les repères domicile (tarif réglementé CRE) et recharge publique (enquête CLCV) sont des points externes cités avec leur source.

Facteurs d'émission

Brique de calcul support (pas une page dédiée) : une petite sélection de facteurs d'émission (gCO2e par kWh) par vecteur énergétique, tirée de l' ADEME Base Carbone® (version V23.6). Sert de brique réutilisable aux modules qui convertissent une consommation d'énergie en émissions (ex. éCO2mix, calculs d'émissions évitées).

  • Électricité - mix moyen France continentale0,052 kgCO2e/kWh
  • Gaz naturel - combustion0,243 kgCO2e/kWh PCI
  • Fioul domestique - combustion0,325 kgCO2e/kWh PCI
  • Fioul lourd - combustion0,325 kgCO2e/kWh PCI
  • GPL / Propane - combustion0,271 kgCO2e/kWh PCI
  • Houille (charbon) - combustion0,377 kgCO2e/kWh PCI
  • Bois bûche (20% humidité) - combustion0,603 kgCO2e/kWh PCI
  • Bois granulé - combustion en chaudière0,027 kgCO2e/kWh
  • Bois granulés - combustion en poêle à bois0,032 kgCO2e/kWh

Sélection restreinte aux vecteurs pertinents pour ce dashboard (électricité, combustibles fossiles et bois utilisés en chauffage). Chaque valeur est la ligne "total" renvoyée par l'API pour l'élément (combustion + amont déjà sommés côté ADEME quand l'élément est décomposé) : aucune sommation n'est effectuée par ce script. Les réseaux de chaleur ont été exclus : la Base Carbone ne publie qu'une valeur par réseau nommé (des centaines d'entrées très hétérogènes), pas de moyenne nationale unique exploitable ici.

Retour à l'accueil